Planification des tâches, engagement et suivi des ressources
   Planification, engagement et suivi


La planification consiste à décomposer le développement d’une application en tâches élémentaires. Les tâches sont le plus souvent reliées par des contraintes d’interdépendance. La granularité de la décomposition doit permettre une estimation précise des ressources requises et de l’ordonnancement de leur engagement.

La décomposition doit atteindre un niveau de finesse suffisant pour l’individualisation des travaux. Il est ensuite possible d’organiser ces tâches par niveaux de regroupement afin de faciliter la réalisation de tâches en parallèle ou le lotissement, qu’il soit temporel ou contractuel. Les contraintes logiques, temporelles et les dépendances entre activités sont ensuite introduites. Elles permettent une planification détaillée. Evolutive pendant les phases d’expression des exigences (Cadrage et Design), la décomposition de la planification doit se stabiliser avant la phase de Construction pour permettre ensuite un suivi cohérent.

La première évaluation servant de base à la planification est réalisée à partir de l’expression des exigences de la phase de Cadrage. Elle s’affine au cours du Design et se stabilise généralement au début de la phase de Construction.

Le suivi consiste à analyser la réalité observée, pour tirer les conséquences des écarts éventuels et pour apporter les correctifs appropriés. Les outils modernes et conviviaux de gestion de projet comme MS Projet automatisent ces aspects.

La planification d’un projet RAD est fondamentalement différente de celle d’un projet classique. Le changement le plus important induit par la méthode RAD et le principe du SWAT est certainement la planification d'un engagement simultané de l'ensemble des ressources de conception-réalisation dès le début du projet.

Les activités transversales

De nombreuses tâches transversales ou parallèles doivent être prises en compte dans l’évaluation de la charge et du coût d’un projet. Leur oubli dans la planification est une des causes fréquentes de la sous-estimation qui peut affecter l’évaluation dans une plage de 10 % à 20 %. En voici quelques exemples :

  • les temps d’évaluation et de planification,

  • la gestion administrative et technique du projet,

  • les formations aux nouveaux produits,

  • les délais d’enchaînement entre les phases,

  • les réunions (préparation, entretien, post-analyse),

  • la recherche de solutions techniques,

  • la prise en compte des contraintes de " dépendance " fonctionnelle ou technique,

  • les interventions d’experts,

  • les validations d’assurance qualité,

  • la préparation des focus.

  • Cette liste n’est pas exhaustive mais elle constitue généralement une base suffisante pour une évaluation réaliste. La coordination du projet, bien que réduite compte tenu des principes de collégialité du RAD, représente cependant au minimum 5 %. L’assurance qualité (dont les focus de validation), est estimée, toujours au minimum, à 10 %. Ces chiffres ne prennent pas en compte le temps alloué aux entretiens.

    Dans les projets conséquents, ce tableau est complété d’un graphe ou histogramme présentant l’évolution des charges cumulées par rapport au plan de charge initialement prévu. La plupart des outils de gestion de projet actuels gèrent ces besoins et fournissent automatiquement le rapport souhaité.



    www.RAD.fr ® © Jean-Pierre Vickoff